Résumé

Ecole supérieure de guerre. Cours d'histoire militaire… (1929-1933)

La lenteur des évolutions avant la bataille et dans la bataille ne change donc pas tout d'abord.
La révolution — car c'en est une — que le fusil apporte dans la tactique ne fera sentir ses effets que peu à peu.
C'est l'école prussienne, avec Frédéric II, qui en profitera tout d'abord.
A cela, rien d'étonnant. Qu'il s'agisse des feux ou des évolutions, l'exécution dépend de l'instruction, et, à ce point de vue, on ne peut nier la supériorité du Roi Sergent et de son fils sur les chefs de l'armée française.
Source : Gallica

Ecole supérieure de guerre. Cours d'histoire militaire… (1929-1933)

S'il est un problème d'une vivante actualité, c'est celui que nous pose, à nous vainqueurs de la Grande Guerre, l'étude de la période qui s'étend de 1815 à 1870. Durant le demi siècle, en effet, qui sépare la chute des deux Napoléons, l'Armée Française a promené ses drapeaux, toujours victorieux, sur les champs de bataille du monde entier. Jouissant d'un prestige incontestable, elle est réputée, au début du Second Empire, la première armée de l'Europe.
Source : Gallica

Ecole supérieure de guerre. Cours d'histoire militaire… (1929-1933)

Revenons au commandement. Quelles que soient les qualités intellectuelles et morales de certains des chefs qui émergent, plus ou moins rapidement, de la masse, il est évident que ces chefs ne peuvent acquérir, en 1 ou 2 ans, les connaissances et l'expérience nécessaires à la conduite d'une grande unité. « Nous étions tous dans l'enfance de l'art militaire », écrit très justement l'un d'eux (1) .
Cette insuffisance des cadres explique, et même justifie, les procédés de commandement anormaux et brutaux auxquels eut recours la Convention.
Source : Gallica

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