Philippe Pétain de Foch

Définition et enjeux

Barthelémy-Edmond Palat La part de Foch dans la victoire (1930)

Suivant l'expression de Pétain, qui pousse de toutes ses forces à ce choix, Foch est « l'homme désigné » (2) .
Le 15 mai, Pétain est nommé commandant en chef des armées du Nord et du Nord-Est, et Foch chef d'état-major général de l'armée. A ce titre, il devient le conseiller technique du Gouvernement pour la direction de la guerre et nul poste ne lui conviendrait mieux : il peut ainsi suivre l'ensemble des opérations, dont la coordination s'impose plus que jamais. Après une courte offensive en Galicie, le front russe s'effondre entièrement et la situation générale en est complètement changée.
Source : Gallica

Barthelémy-Edmond Palat La part de Foch dans la victoire (1930)

« Les troupes lancées à l'attaque ne doivent connaître <.l'une direction d'attaque; elles opèrent, non sur des lignes indiquées a priori, d'après le terrain, mais contre un ennemi qu'elles ne lâchent plus, une fois qu'elles l'ont saisi (1) . »
Le 23, après une pointe rapide en Belgique, Foch est de retour à Senlis, où Pétain lui adresse un premier projet d'offensive en Lorraine. Il le modifie en ce qu'il veut agir à l'est de la Moselle et non à l'ouest. Le 24, à Paris, confé- rence à laquelle assistent M. Clemenceau, Foch et Pétain.
Source : Gallica

Barthelémy-Edmond Palat La part de Foch dans la victoire (1930)

Le tout suivra l'offensive fianco-américaine du 26 entre Suippe et Meuse. Pour corser l'attaque des Flandres, Foch invite Pétain à y porter un C. A. à trois divisions, en outre des forces déjà groupées. Il lui demande surtout d'assigner à nos offensivesdes objectifs plus lointains. Pousser le plus rapidement possible et exploiter les succès à fond sera, jusqu'à l'armistice, sa méthode constante (2) .
Source : Gallica

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