Résumé

Portrait de Adolphe Chéruel Adolphe Chéruel Etude sur un manuscrit de la bibliothèque publique de Rouen… (1870)

Le duc d'Enghien, profitant des renseignements recueillis par Gassion, franchit à son tour le défilé, déboucha dans la plaine de Rocroy et s'avança assez près du camp ennemi pour rendre la bataille inévitable. Il n'avait avec lui que peu de troupes, et La Moussaye ne cache pas sa témérité : « Il est vrai, dit-il, que si, dans cet état, les ennemis l'eussent chargé avec toute la cavalerie, il n'eut pas pu être soutenu par le reste de son armée, et il n'y avoit personne avec lui, qui ne vît le péril où il s'étoit jeté. »
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Chéruel Adolphe Chéruel Etude sur un manuscrit de la bibliothèque publique de Rouen… (1870)

« Il y a des moments précieux dans la guerre qui passent comme des éclairs. Si le général n'a pas l'œil assez fin pour les remarquer et assez de présence d'esprit pour saisir l'occasion, la fortune ne les renvoie plus et se tourne bien souvent contre ceux qui les ont manqués. »
La réflexion que La Moussaye avait jetée en passant, et qui n'était qu'une phrase incidente, est délayée par La Chapelle comme un lieu commun de rhétorique.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Chéruel Adolphe Chéruel Etude sur un manuscrit de la bibliothèque publique de Rouen… (1870)

La mort de Louis XIII arriva peu de temps après et divisa toute la Cour ainsi que Melos l'avoit prévu. Les cabales qui se formoient de tous côtés pour la Régence menaçoient la France d'une révolution générale. Tous les Etats du royaume ne vouloient plus retomber sous un ministère pareil à celui du cardinal de Richelieu. Les grands seigneurs ont peine à fléchir devant un ministre qui occupe une place, dont chacun d'eux se juge plus digne que lui. Les magistrats ne veulent dépendre que du Roi dans la fonction de leurs charges et ne se peuvent résoudre à recevoir la loi d'un particulier.
Source : Gallica

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