Victor Cousin,
La Jeunesse de Mazarin, première partie
“ Aussi, avec la république de Venise, il était l’allié et l’ami de la France, et à part le bon droit de Charles de Gonzague, il repoussait à Mantoue un serviteur de l’Espagne. Mais il y avait un personnage qui nourrissait de bien autres desseins : c’était le duc de Savoie. Charles-Emmanuel Ier n’était pas un enfant de l’Italie. Sorti des montagnes de la Savoie, à cheval sur les Alpes, ni Français ni Italien, brave et ambitieux, il ne connaissait qu’un intérêt, celui de sa maison, et ne poursuivait qu’un seul but, l’agrandissement de ses états. ”
