Résumé

Marcel Reymond,  L’Art de la contre-réforme

“ Le fait nouveau, c’est la disparition de la tristesse ; c’est la joie, le plaisir de vivre, c’est l’art de peuples heureux que nous voyons réapparaître. Et ce seul fait entraîne de profondes conséquences : l’ascétisme religieux s’affaiblit, le puritanisme n’attriste plus les âmes, le monde se rattache aux joies terrestres, aux voluptés de la vie. La paganisme à nouveau s’infiltre dans le monde chrétien : on ne se méfie plus de lui et cette Renaissance que la Contre-Réforme avait si violemment combattue reprend la place qu’elle avait momentanément perdue. ”
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Marcel Reymond,  L’Art de la contre-réforme

“ Néanmoins c’est cet âge qui a produit ceux que nous pouvons encore considérer comme les plus grands peintres de la France, le paysagiste qui a mis le plus de sensibilité et de poésie dans sa vision de la nature, le chrétien qui nous enchante par la tendresse de son cœur et le penseur qui dans l’art a dit les paroles les plus hautes et les plus profondes, Claude Lorrain, Lesueur et Poussin. ”
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Marcel Reymond,  L’Art de la contre-réforme

“ Le caractère essentiel qui va subsister, en France, des traditions gothiques est le principe de verticalisme. C’est lui qui donnera aux voûtes des églises une plus grande hauteur que dans les constructions italiennes, c’est lui surtout qui voudra les hautes façades et les clochers. C’est l’esprit gothique qui, au début de l’âge de la Contre-Réforme, inspirera la façade de Saint-Gervais et l’église de Saint-Paul-Saint-Louis ; et c’est lui qui, à la fin de cet âge, réapparut dans ses œuvres les plus significatives, à l’église de Saint-Sulpice et au Dôme des Invalides. ”
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