Résumé

Nicolas Poussin : huit reproductions fac-simile en couleurs (1910)

LE PREMIER SÉJOUR A ROME Voilà Poussin dans la Ville Éternelle, objet de tous ses rêves ; il voit enfin cette patrie de l'art où rayonnent sur tous les murs les plus géniales conceptions de la peinture. Il est au comble du bonheur. Avec quelle ardeur il va puiser à cette source tant désirée !
Mais la Fatalité ne désarme pas. A Rome comme à Paris, il faut vivre ; à Rome plus qu'à
Paris il devra lutter, obscur et sans appuis, contre la concurrence de tous les peintres d'Europe, venus comme lui dans la ville pontificale et ayant sur lui l'avantage d'être déjà connus.
Source : Gallica

Nicolas Poussin : huit reproductions fac-simile en couleurs (1910)

C'est à des artistes tels que lui que s'applique la devise fameuse : Le génie est une longue patience
Et c'est précieusement parce qu'il repose sur un labeur incessant, sur une constante recherche du mieux que le génie de Poussin a connu cette fortune de traverser les siècles sans éclipse et de ne subir aucune de ces fluctuations de gloire, que les peintres les plus illustres, à commencer par Raphaël, ont éprouvées. Glorieux de son vivant, il l'est encore de nos jours où l'on fait si volontiers profession de démolir les vieilles renommées.
Source : Gallica

Nicolas Poussin : huit reproductions fac-simile en couleurs (1910)

Dans le cadre nocturne de cette veillée tragique, le Christ est prosterné, se préparant au sacrifice. Un peintre vraiment pénétré de la grandeur du sujet aurait puisé dans les ressources de sa foi l'éloquence d'expression nécessaire pour traduire les affres de cette lente agonie morale. Le bon et sceptique Poussin n'est pas ému, on ne le sent que trop. Mais, comme il veut bien faire, il puise dans son imagination les effets que la foi ne lui fournit pas.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature