Résumé

Greuze : huit reproductions fac-simile en couleurs (1909)

Rien de plus frais, rien de plus vivement et plus légèrement touché : le ton est tendre et comme tout mouillé d'huile, l'empâtement fleurit la chair en l'effleurant, la physionomie naissante, les formes à peine dégagées semblent, sous le frottis qui badine avec elles, trembler comme les choses à l'aube. Une vie grasse anime toutes ces petites figures joufflues, qu'on croit avoir déjà vues animées
d'une vie solide dans les portraits de famille de Van Dyck. Peintre de l'enfance, Greuze est un maitre lorsqu'il touche à la tête de la jeune fille.
Source : Gallica

Greuze : huit reproductions fac-simile en couleurs (1909)

Greuze a laissé beaucoup de portraits ; celui-ci, qui est au Louvre, est remarquable par l'harmonie générale et la vie intense du regard.
yeux sur une de ces petites têtes blondes qu'un rayon éveille, que le soleil caresse et frise, on sent que la main, la main inspirée d'un véritable peintre a passé sur ces joues fouettées par le pinceau du rouge de la santé, a bombé et lissé ce petit front où le jour vit, a mis dans cet œil au regard bleu, l'éclair et le ciel, jeté une caresse d'ombre sous le sourcil ébauché ; a fait de l'arc de la bouche pressée par les deux joues la moue d'un chérubin.
Source : Gallica

Greuze : huit reproductions fac-simile en couleurs (1909)

Nous n'avons peut-être plus le même enthousiasme que Diderot pour ces scènes familiales, dont la réputation est légendaire, qui ont été vulgarisées par la gravure, et qui feraient de jolis tableaux vivants sur un théâtre de visions d'art; ces romances chantonnées par un soi-disant moraliste, nous semblent appartenir à un répertoire démodé ; l'anecdote, même attendrissante,
n'apparaît pas à notre esprit moderne le but de l'art, mais nous admirons en Greuze le peintre des enfants, des têtes de jeunes filles, le coloriste charmant de l'innocence, de la pudeur
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature