Résumé

Louis Flandrin Alexandre Desgoffe, notice biographique (1888)

Si ceux qui lui reprochaient d'être un peintre académique, avaient suivi notre cher paysagiste, ils se seraient exposés à s'exiler souvent et longtemps avec lui au milieu des bois, au sein de la nature et de la solitude et ils se seraient rendu compte de la passion dont il brûlait pour son art.
Mais, s'ils l'avaient suivi lorsqu'il revenait au milieu des siens, ils auraient vu que chez lui l'homme valait encore mieux que l'artiste et ils auraient admiré sans doute l'alliance précieuse d'un tempérament d'artiste et d'un caractère d'honnête homme, simple, mais plein de dignité et de dévouement.
Source : Gallica

Louis Flandrin Alexandre Desgoffe, notice biographique (1888)

Toutes ces études représentent dans l'œuvre d'Alexandre Desgoffe la partie la plus vivante, la plus rapprochée de la nature — peut-être la plus incontestable. — C'est celle qui n'était pas destinée au public : en cela, comme en d'autres points, c'est le meilleur de lui-même qu'Alexandre Desgoffe cachait le plus.
Ses œuvres plus considérables ont un caractère un peu différent : sans s'affranchir de la nature, l'artiste ne la copie plus avec la même docilité ; il poursuit un idéal qu'il rêve ; il veut concilier l'observation de la réalité avec la noble préoccupation du beau.
Source : Gallica

Louis Flandrin Alexandre Desgoffe, notice biographique (1888)

A mesure que son talent grandissait et marchait plus ferme dans la voie qu'il avait choisie, il se voyait de plus en plus seul, parce qu'il ne suivait pas la mode et que chaque pas vers son idéal à lui, l'éloignait du courant de l'opinion. Sans l'ébranler, cette impopularité l'affligeait; on a beau travailler pour son art, les applaudissements et la faveur conservent toujours leur charme; l'artiste, même convaincu qu'il est dans le bon chemin, aime qu'on l'encourage.
Source : Gallica

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