Résumé

Album des jeunes paysagistes : avec texte (1848)

M. Cabat est, comme on sait, un paysagiste au style sévère; tout est sujet pour lui. Qu'un chêne soit à demi consumé et renversé par l'orage; qu'il se présente à lui un coin de forêt bien sombre, bien touffu; qu'il soit arrêté dans sa route par un marais couvert de roseaux et de nénufars, vite il saisit ses pinceaux, et se met à l'œuvre. Il est de ceux qui pensent que tout est beau dans la nature, l'ouvrage infini de Dieu.
Il n'y a rien que de très-naturel dans le paysage composé.
Source : Gallica

Album des jeunes paysagistes : avec texte (1848)

N'est-ce pas que l'Italie a un beau privilège? Elle inspire le peintre et le poëte, voire même le musicien, quand il est couronné par l'Institut. Mais soyons sobre, et ne parlons que des inspirations du peintre.
Cette riche nature, qui se développe entre l'Adriatique et la Méditerranée, est chaude et vivace à la fois; là, l'herbe croît verte sous un soleil de feu, et les collines paraissent avoir toutes, quoique semblables, un aspect différent. Pour l'historien , sans douté l'Italie n'est que la terre du passé et des souvenirs; elle est toujours la même pour l'artiste.
Source : Gallica

Album des jeunes paysagistes : avec texte (1848)

Sans doute, il n'y a que le méchant qui n'aime pas les fleurs, parce qu'elles ont un langage innocent et pur, parce qu'elles portent aux douces rêveries. Mais le poëte entend et commente ce langage, et il n'est pas indifférent aux prairies, aux parterres, tous ces bosquets prodigués par la nature.
Nous savons bien que les fleurs d'un si ravissant aspect se refusent presque à être pourtraictées par le pinceau ; les fleurs artificielles nous semblent souvent être autant de parodies.
Source : Gallica

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