Pierre-Marie Gault de Saint-Germain

Résumé

Pierre-Marie Gault de Saint-Germain Lettres à un jeune artiste peintre… (1836)

Surtout un peintre en s'attachant à se perfectionner dans le dessin, qui est l'étude qui se fait le plus naturellement à Rome, ne doit jamais perdre de vue les coloristes vénitiens. Nous ne sommes plus dans ces siècles où il était permis à un peintre de n'être que grand dessinateur, ou grand coloriste. La persécution qu'exerce maintenant la critique acharnée sur tous les hommes
qui se distinguent, force l'artiste à étudier toutes les parties de l'art à-la-fois. C'est peut-être une des causes principales de l'espèce d'affaiblissement qu'on reproche aux artistes modernes de l'Europe.
Source : Gallica

Pierre-Marie Gault de Saint-Germain Lettres à un jeune artiste peintre… (1836)

Si l'on ne veut pas permettre que le Guide soit comparé à Raphaël, même quand il le surpasse, qu'on nous accorde du moins que ce maître enseigne aussi bien et plus agréablement.
Il ne faut pas se contenter de le copier au crayon ; il est extrêmement utile de l'imiter avec le pinceau. Sa couleur et son faire sont d'une beauté et d'une fraîcheur qui ne peuvent que conduire à bien. Les amateurs enthousiastes de l'école flamande le croient gris. Mais quelle beauté, quelle fraîcheur dans ce prétendu gris ! Qui mieux que lui a traité les ombres tendres de la chair ?
Source : Gallica

Pierre-Marie Gault de Saint-Germain Lettres à un jeune artiste peintre… (1836)

Qui jamais a fait de plus beaux pieds, soit de jeunes filles, soit de jeunes hommes, soit de vieillards ? Qui a mieux drapé et mieux exécuté les plis délicats des draperies ? Enfin, je suis convaincu que ce maître, étudié avec sentiment, suffit pour former un grand peintre.
Oserai-je aller plus loin encore, et avancer un sentiment qui passera pour une hérésie intolérable ? Nous vantons, avec raison, le saint Michel de
Raphaël, la tête en est admirable.
Source : Gallica

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