Louis Flandrin

Élements biographiques

Louis Flandrin Hippolyte Flandrin (Nouv. éd.) (1909)

Mais les autres, tous les autres, « s'édifieront » en lisant votre livre, au récit familier d'une vie dévouée tout entière à l'art, non seulement sans une défaillance, mais littéralement, sans une distraction, et au journal d'une existence uniquement tendue vers le but le plus élevé que se puisse proposer l'ambition d'un grand peintre. Nul, pas même Ingres, son maître, n'a en effet placé son idéal plus haut qu'Hippolyte Flandrin, ne s'en est fait le plus docile, ni le plus fidèle, ni le plus humble serviteur, ne l'a plus généreusement ou plus obstinément défendu.
Source : Gallica

Louis Flandrin Alexandre Desgoffe, notice biographique (1888)

D'autre part, le peintre, moins en saillie, mais aimant son art avec autant de conviction qu'il aime sa famille avec tendresse. Il parle peu de son art parce qu'il l'a placé au-dessus de toute contestation et qu'il ne touche pas volontiers à ce qui est aussi sacré. Il parle encore moins de ses œuvres parce qu'elles lui ont coûté trop de peines. Il se tait sur elles comme une mère sur un fils qui l'a fait beaucoup pleurer. Il ne faut pas se laisser tromper par cette réserve : l'art, dont Alexandre Desgoffe cause si peu, tient la plus grande place dans sa vie
Source : Gallica

Louis Flandrin Hippolyte Flandrin (Nouv. éd.) (1909)

Mais il n'y a qu'une voix pour reconnaître dans le portrait de Mme Legentil une des œuvres les plus parfaites en ce genre qu'ait signées Hippolyte Flandrin. La grâce de la pose, le goût exquis de l'ajustement, le dessin de la tète et des mains, tout concourt à rallier les opinions diverses, tout jusqu'aux bonnes fortunes de la couleur. En voyant cette robe de velours si douce à l'œil, on se souvient de la lettre où le peintre recommande à son élève Lamothe de peindre le vêtement de je ne sais plus quelle sainte d'un beau noir doux qui prenne bien la lumière.
Source : Gallica

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