Charles Lenormant

Charles Lenormant

Résumé

Portrait de Charles Lenormant Charles Lenormant Revue des Deux Mondes

Quand je songe à ce qu’il faut de concessions de la part de notre esprit, et d’habitude de la part de notre œil, pour reconnaître un espace immense, l’horizon, la mer, les montagnes, sur les cinq ou six pieds carrés d’une toile, je me demande s’il peut résulter d’une telle convention une impression positive, si le jugement que nous portons de la manière dont la nature a été imitée n’est pas nécessairement aussi arbitraire que le mode lui-même de l’imitation. Je n’ignore pas qu’en remontant à la source de l’art, la même observation s’applique à toute espèce de peinture.
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Portrait de Charles Lenormant Charles Lenormant Revue des Deux Mondes

Le parti qu’a pris M. Scheffer de réformer sa manière non-seulement de peindre, mais encore d’envisager la peinture, est évidente à tous les yeux. Seulement, à chaque effort nouveau qu’il tente, la peine se fait un peu sentir, et ce n’est qu’à l’ouvrage suivant que le public comprend bien tout ce que le peintre a gagné. Le tableau de cette année est le signe d’un nouveau progrès dans le talent de M. Scheffer ; ne nous étonnons pas s’il se sent encore un peu mal à l’aise sur le terrain qu’il aborde.
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Portrait de Charles Lenormant Charles Lenormant Revue des Deux Mondes

La vérité se cherche dans l’ensemble comme dans les détails, dans la couleur comme dans le dessin, dans le sens noble comme dans le sens familier. On se persuade qu’avant d’être poétique, exalté, rêveur, atroce ou bouffon, avant de poursuivre Homère ou Shakspeare, de se plonger dans les brumes druidiques, ou d’encenser le soleil de l’Indoustan, il faut être peintre et faire positivement de la peinture.
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