Résumé

Portrait de Charles Lenormant Charles Lenormant,  Les artistes contemporains. Salon de 1833 (1833)

“ La foi intime de M. Delaberge, celle qui résulte des parties les plus belles comme les plus imparfaites de ses ouvrages , c'est que l'imitation peut tout aborder; c'est que tout ce que l'œil conçoit est susceptible d'être traduit par le pinceau ; que le fini n'est mauvais que quand il nuit à la vérité d'ensemble ; qu'accorder la vérité d'ensemble avec l'extrême fini, c'est là le but que l'art du paysage doit se proposer. M. Delaberge veut qu'un tableau vous saisisse à distance , et que vous puissiez ensuite en
étudiera la loupe les imperceptibles détails.
”
Source : Gallica

Portrait de Charles Lenormant Charles Lenormant,  Les artistes contemporains. Salon de 1833 (1833)

“ Comment un homme, s'il possède le talent qu'on prête aujourd'hui à M. Ingres, a-t-il pu demeurer si long-temps méconnu, et cela à l'époque où tous les peintres prétendaient vouloir ce que M. Ingres a toujours voulu, le style noble imité de l'antique et des écoles italiennes? Pourquoi a-t-on commencé d'apprécier M. Ingres au moment même où l'école abandonnait les doctrines auxquelles ce peintre a voué toute son existence? ”
Source : Gallica

Portrait de Charles Lenormant Charles Lenormant,  Les artistes contemporains. Salon de 1833 (1833)

“ La figure exposée par M. Rude ne nous était pas inconnue ; nous l'avions vue paraître à la fin du salon dernier ; et bien qu'alors dans la pensée du statuaire cette figure fût loin d'être achevée, elle avait excité l'attention de tous les artistes.
M. Rude ne s'est pas contenté de ce succès : il a de nouveau appliqué à son marbre, non la râpe morte du praticien, mais l'action intelligente d'une main guidée par le sentiment; et chose merveilleuse dans ce temps où la vie ne survit guère à l'ébauche, il a rendu son marbre plus vivant à mesure qu'il l'a plus terminé.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature