Huile (peinture)

Définition et enjeux

Henry Jouin Conférences de l'Académie royale de peinture et de sculpture (1883)

Car l'huile étant une liqueur grasse qui ne sèche pas comme l'eau, mais qui s'étend et se dilate, elle porte avec soi les parties les plus déliées de chaque couleur et les mêle tellement les unes avec les autres, que c'est ce qui fait cette union et cette douceur qui paroît dans les tableaux à huile, et qui ne se voit pas dans ceux à détrempe.
Source : Gallica

Portrait de Georges-Marie Raymond Georges-Marie Raymond De la peinture considérée dans ses effets sur les hommes en général

On laissa bientôt de tout côté la pratique ancienne pour la peinture à l’huile, peinture en effet plus flatteuse, plus riche dans son exécution et dans ses résultats, et offrant plus de ressources au travail et aux soins de l’artiste, mais moins propre à éterniser ses ouvrages et sa gloire.
Source : Wikisource

Céline Fallet L'école des beaux-arts (1864)

Dans la peinture à l'huile, toutes les couleurs sont broyées et détrempées dans de l'huile siccative. Cette sorte de peinture offre de grands avantages pour la délicatesse de l'exécution, le mélange des teintes, la vivacité des tons. Elle permet d'ailleurs à l'artiste de consacrer plus de temps à son œuvre, de la mieux finir, de la retoucher et d'enlever ce qui lui déplaît, sans effacer tout ce qu'il a fait. On peignit d'abord à l'huile sur des planches, puis sur du cuivre, enfin sur de la toile ou du taffetas, et l'usage de la toile s'est perpétué jusqu'à nous.
Source : Gallica

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