Feu grégeois

Définition et enjeux

Antonin Debidour,  Les chroniqueurs. Villehardoin… (1892)

“ TRADUCTION. « La nature du feu grégeois était telle qu'il venait bien par devant aussi gros qu'un tonneau de verjus et la queue du feu qui en sortait était bien aussi grande qu'une grande lance. Il faisait un tel bruit en venant qu'il semblait que ce fût la foudre du ciel ; il semblait un dragon qui volât dans les airs. Il jetait une si grande clarté que l'on voyait parmi le camp comme s'il eût été jour, pour la grande foison du feu qui jetait une grande clarté... » ”
Source : Gallica

Portrait de Louis Figuier Louis Figuier,  Les Merveilles de la science

“ Le feu grégeois ne fut jamais, entre les mains des Grecs du Bas-Empire, comme dans les mains des Arabes, qu’un moyen de provoquer ou de propager l’incendie, qu’une manière de multiplier les formes sous lesquelles le feu peut être employé comme agent offensif dans les combats. Mais il finit par se répandre en Europe, et dès lors une révolution complète s’opéra dans ses usages. On apprit, dans l’Occident, à extraire le salpêtre des terres où il se trouve tout formé, on réussit à le purifier ”
Source : Wikisource

M. Berthelot,  Revue des Deux Mondes

“ C’est bien, en effet, ainsi qu’un homme expérimenté devait s’y prendre, couvrant d’abord l’objet de naphte liquide, afin qu’il prît feu ensuite, tout d’un coup, dans toute son étendue.
L’usage du feu grégeois et des compositions incendiaires multiples résumées sous ce nom se répandit alors de plus en plus. Non-seulement on l’appliquait dans les sièges, à la façon des Grecs et des Romains ; et dans la guerre navale, à la manière des Byzantins ; mais les musulmans, c’est-à-dire les Persans et les Turcs qui combattaient les croisés, mirent en œuvre le feu grégeois dans la guerre de campagne.
”
Source : Wikisource

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