Commandant Am. de Brunet

Résumé

Commandant Am. de Brunet Défense nationale. Le feu grégeois… (1871)

D'aileurs, nous aussi, nous avons des prisonniers; sans doute leur nombre est insignifiant en comparaison de celui qui est le résultat des infâmes lâchetés de Sédan ou des revers encore inexpliqués de Metz ; mais si le feu grégeois, combiné avec la valeur de nos soldats, parvient à nous assurer la victoire, n'aurons-nous pas à notre tour une ample moisson de prisonniers à récolter? L'ennemi ne songera-t-il pas plus à se faire pardonner tout le mal qu'il a déjà causé qu'à accumuler sur sa tête de nouvelles malédictions et de nouvelles vengeances ?
Source : Gallica

Commandant Am. de Brunet Défense nationale. Le feu grégeois… (1871)

Deux objections principales se sont dressées contre l'emploi du feu grégeois.
Par la première, on prétend qu'un tel engin est ou doit être prohibé par les lois de la guerre.
Nous entendons d'avance la réponse qui est sur les lèvres du lecteur, et nous allons la traduire, car elle est aussi la nôtre.
Des lois de la guerre avec la Prusse qui les a toutes violées? Il n'y en a pas, il ne peut plus y en avoir! Elle a tout employé pour nous vaincre, nous avons le droit incontestable de tout employer pour nous sauver.
Source : Gallica

Commandant Am. de Brunet Défense nationale. Le feu grégeois… (1871)

Mais, si vous employez le FEU GRÉGEOIS, n'est-il pas à craindre que l'ennemi, dont la science est pour le moins égale à la nôtre, furieux, exaspéré, n'use, à son tour, des plus terribles représailles ? De quelles représailles entend-on parler? S'exerceront-elles sur les choses ou sur les personnes?
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Sur les choses? Il y a longtemps que si l'ennemi possédait, pour nous réduire, des engins plus efficaces que ceux qu'il a déjà employés, il ne se serait fait aucun scrupule de les mettre en oeuvre.
Sur les personnes? disons le mot : sur les prisonniers en les massacrant !
Source : Gallica

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