Résumé

Louis Vitet Lettre sur la situation

Il n’est pas jusqu’au patriotisme qui ne soit devenu comme un lien nouveau entre des cœurs qui s’ignoraient, comme un moyen d’éteindre les rancunes, de dissiper les préjugés. Ce n’est plus cette fois comme en 1815, on ne verra plus de mouchoirs s’agiter pour insulter à nos désastres ; nous n’avons tous qu’une âme, mêmes vœux pour la France, même horreur de ses ennemis !
Voilà ce que nous laisse notre siège de Paris et son cortège de souffrances supportées en commun ; voilà le fruit de cette résistance qu’on voudrait nous faire regretter.
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Louis Vitet Lettre sur la situation

Je réponds : tout le monde ; et je tiens, quant à moi, pour le plus imprudent, le plus funeste des désirs tout besoin de chercher aujourd’hui dans un homme, dans une résurrection d’un passé quel qu’il soit et quelque confiance qu’il nous puisse inspirer, le messie que nous attendons tous. Je sais que l’heure est mal choisie, et que nos récentes expériences ont bien pu ne pas mettre en faveur, surtout dans nos provinces et même en partie dans Paris, le mot qui sert à désigner ce genre de gouvernement collectif et anonyme qui seul me semble, et viable aujourd’hui, et désirable désormais.
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Louis Vitet Lettre sur la situation

C’est alors que la guerre s’est abattue sur nous ; des nouveautés effrayantes, des nécessités inouïes, les détresses d’un siège immense, démesuré, des blessés par milliers, des mourans, des malades, la misère, la famine, le froid, les bombes, tous les fléaux se sont déchaînés à la fois sur Paris, pendant que la France aussi sur plus d’un tiers de sa surface était frappée des mêmes plaies et accablée des mêmes maux
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