Louis Vitet, Lettre sur la situation
“ Il n’est pas jusqu’au patriotisme qui ne soit devenu comme un lien nouveau entre des cœurs qui s’ignoraient, comme un moyen d’éteindre les rancunes, de dissiper les préjugés. Ce n’est plus cette fois comme en 1815, on ne verra plus de mouchoirs s’agiter pour insulter à nos désastres ; nous n’avons tous qu’une âme, mêmes vœux pour la France, même horreur de ses ennemis ! Voilà ce que nous laisse notre siège de Paris et son cortège de souffrances supportées en commun ; voilà le fruit de cette résistance qu’on voudrait nous faire regretter. ”
