Résumé

Louis Guétant Réponse à M. Soleilhac : à propos de la Gazette d'Annonay et de La Jeunesse (1898)

Car, si ce nom est parfois bien porté, je le partage néanmoins avec trop de gens dont l'humanité n'a pas lieu de se louer pour en faire un sujet d'orgueil. Au surplus je ne l'ai pas choisi. L'on mérite ou démérite par ce que l'on est et non par son lieu de naissance. Français. Malgaches ou Chinois nous avons tous pour premier devoir de servir la justice, de proclamer la vérité que nous avons reconnue, d'être bons pour tous, surtout pour les faibles. Et s'il faut vous le dire, Français de naissance, je suis par choix concitoyen de tous les opprimés, de tous les spoliés, de tous les souffrants.
Source : Gallica

Louis Guétant Réponse à M. Soleilhac : à propos de la Gazette d'Annonay et de La Jeunesse (1898)

Lorsque vous arguez de notre qualité de Français pour nous reprocher le jugement de notre conscience qui proteste contre l'injustice, contre l'iniquité accomplies en notre nom, lorsque vous nous reprochez de ne pas dire blanc quand c'est noir, de ne pas trouver bien ce qui est mal, votre patriotisme me rappelle invinciblement celui de l'affilié de Mandrin.
Source : Gallica

Louis Guétant Réponse à M. Soleilhac : à propos de la Gazette d'Annonay et de La Jeunesse (1898)

Si nous désirons le progrès dans la justice, dans la bonté, si nous désirons que notre effort national (ce serait son suprême honneur) rapproche l'humanité de ce que l'Evangile appelle Le règne de Dieu, il nous faut répudier les violences injustes, les crimes contre l'humanité dont notre passé est malheureusement souillé. Ils ne constituent point notre gloire mais notre remords et notre honte.
Source : Gallica

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