Félix Charpentier,
L'anniversaire, ou Le barde de Hradschin aux fêtes de juillet…
(1834)
“ Quoi! la France est en deuil et ta lyre est muette! Barde, n'est-il donc plus de maux à prévenir, De faibles à venger, de tyrans à punir? Si le Ciel t'en fit don, c'est pour un noble usage; Ta lyre ainsi qu'à nous lui devait témoignage. Ses hymnes sont à Dieu, ses regrets au malheur, Ses vœux sont au bon droit que l'injustice opprime, Ses amours à la France, et sa haine au vainqueur. Pour nous, dans le combat, du moins sans déshonneur Tombés, en défendant la cause légitime, Notre vertu nous reste ; on ne peut la flétrir. ”
