Résumé

Portrait de Jules Renard Jules Renard République française. Garde nationale de la Seine… (1848)

Citoyens, la puissance aujourd'hui la plus fière, Celle qui de tout temps conspira contre nous; Et qui plus que jamais nous Aroit d'un oeil jaloux,
Vous la connaissez tous, c'est l'Angleterre. Pays du privilège et des vieux préjugés, Pays qui veut encore, et comme la Russie, Conserver au grand jour son aristocratie. Oh! ces principes-là maintenant sont jugés. De nos traités anciens nous sommes dégagés ; L'Angleterre armera sa flotte, sa marine, Elle mitraillera le peuple révolté Qui s'insurge contre elle et contre la famine, Elle repoussera les voeux d'égalité
Source : Gallica

Portrait de Jules Renard Jules Renard République française. Garde nationale de la Seine… (1848)

Plus le mal est profond, plus la misère est grande, Plus la famine est là, menaçante, debout,
Et plus la superbe Angleterre Augmente ses renforts, dispose ses soldats. Quand le sol est tout près d'éclater sous ses pas, Elle veut employer la rigueur salutaire. Elle ne sait donc pas que ce peuple en haillons Peut lutter de courage avec ses bataillons ? Le désespoir aussi donne de l'énergie.
Source : Gallica

Portrait de Jules Renard Jules Renard République française. Garde nationale de la Seine… (1848)

Citoyens, pour savoir quelle est notre puissance, Pour juger notre poids dans la grande balance, Des droits européens, des droits du monde entier, Contemplez l'horizon qui s'offre à votre vue: Quand la France s'émeut, le continent remue ; Quand le drapeau français, glorieux, fier, altier, Entoure de ses plis la liberté naissante,
Les rois, les empereurs, sont frappés d'épouvante; Au fond de leurs châteaux, les plus vieux potentats Croient voir la République entrer dans leurs Etats. Ils tiennent enchaîné le lion populaire
Source : Gallica

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