Résumé

Georges Dairnvaell Histoire édifiante et curieuse de M. A. Thiers… (1848)

A-t-il été plus national que les autres serviteurs de la monarchie? Non; il a été plus habile, Les titres littéraires de M. Thiers sont réels ; l'Histoire de la Révolution française est un bel ouvrage qui se ressent de la secheresse de coeur de l'homme d'Etat ; on y cherche en vain un mot de sympathie pour le peuple; le système fataliste y étale toute sa laideur. M. Thiers n'est jamais du côté des vaincus ; tour à tour girondin et montagnard, il les abandonne dans leur chute et ne les défend que dans leurs prospérités; fautes ou crimes; gloire ou désastre, tout est l'oeuvre de la fatalité
Source : Gallica

Georges Dairnvaell Histoire édifiante et curieuse de M. A. Thiers… (1848)

Sans les brutales maladresses des ultra-républicains, M. Thiers serait aujourd'hui ce qu'il était hier; un homme usé et déconsidéré. Que l'on ne s'y trompe pas, M. Thiers n'est pas un homme de principes; ce n'est
qu'un roué égoïste, un disciple sans coeur de l'école de Talleyrand, un de ces hommes enfin qui sont toujours prêts à sacrifier à leur personnalité l'ordre, la gloire, la liberté et la nationalité de la France. Que l'on ne s'y trompe pas, dans l'insurrection de juin, ce n'est pas la République qui a été vaincue
Source : Gallica

Georges Dairnvaell Histoire édifiante et curieuse de M. A. Thiers… (1848)

M. Thiers ne s'est rallié à la République que pour la tuer, non pas ouvertement, loyalement, en pleine tribune et en plein journal, mais sournoisement, par de misérables intrigues et de détestables manoeuvres. En affichant bien haut des principes d'ordre et de liberté, il espère rallier à lui; les honnêtes gens qui ignorent ou ont publié ses actes.
Source : Gallica

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