Résumé

Le roi réussira-t-il, oui ou non… (1873)

Mais vous vous embrouillez toujours dans les mots. Jamais en France, ni ailleurs dans la chrétienté, aucune nation n'a reconnu à ses rois le droit de commettre des énormités. Quand cela est arrivé, par le fait du roi Thiers ou du roi Louis XIV, qui n'a pourtant pas destitué les Stoffels de son temps, lesquels devenaient des Turennes, ou du roi Gambetta ou du roi Robespierre, cela n'est jamais arrivé parce que la nation leur aurait reconnu le droit de mal faire.
Source : Gallica

Le roi réussira-t-il, oui ou non… (1873)

Il y a opinions et opinions, comme il y a principes et principes. Il y a, par exemple, les principes modernes; vous ne pouvez le contester. Les principes modernes ne sont pas les principes de l'ancien régime, ni de la féodalité. Les principes républicains ne sont pas les principes monarchiques; les principes autocratiques, aristocratiques ne sont pas les principes démocratiques. Et puisque le drapeau représente un principe, il faudra en raisonner selon vos principes, comme j'en raisonne selon les miens. En êtes-vous plus avancé, de substituer de soi-disant principes aux opinions?
Source : Gallica

Le roi réussira-t-il, oui ou non… (1873)

Eh bien ! comme je n'ai pas d'opinions, et que je n'ai que des principes, je tranche la question du drapeau en la supprimant. C'est une question capitale de moins. Et vous m'avez dit que c'est une question de vie ou de mort pour la France, et même pour l'Europe. Voyez-vous l'avantage d'avoir des principes ? Et voyez la différence entre les principes et les opinions : avec les opinions, nous avons une question ' épouvantable sur les bras, nous nous querellons, nous nous divisons. Avec les principes, nous n'avons pas de question du tout.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature