A. B.

La royauté (1872)

Résumé

A. B. La royauté (1872)

Il est évident que M. de Bismark n'est pas de cet avis et qu'il tient à conserver la France en République, par ce qu'il est sûr qu'elle sera toujours abandonnée à elle-même. Au besoin, il préférerait lui donner Napoléon plutôt que la légitimité, parce qu'il ferait ce qu'il voudrait du vaincu de Sedan.
On dit encore que si Henri V revient, c'est la guerre avec l'Italie.
Napoléon vous a dit : « L'Empire, c'est la paix. » Et le sang français a coulé, sous l'empire, dans tous les coins du monde.
Source : Gallica

A. B. La royauté (1872)

Oui, je suis comme vous, je veux que la démocratie ne perde rien de tous ses droits, je veux l'égalité devant la justice, je veux la liberté régie par les lois, et je veux la fraternité cordiale et sincère entre tous, car c'est de cette trinité sociale, indispensable au XIXe siècle, que doit sortir la grandeur de la France, et Henri V veut tout cela comme moi.
Source : Gallica

A. B. La royauté (1872)

Si le gouvernement actuel, qui finira avec M. Thiers, marche toujours dans la même voie, la France continuera à faire de la politique, elle se gâtera de plus en plus, elle oubliera de payer sa dette de guerre, et elle se réveillera un jour Prussienne.
J'ai à peine dit que, déjà, M. de Bismark, par sa dépêche si altière du 21 décembre, à la France, vient confirmer mes craintes ; et je puis affirmer que si Henri V était sur le trône de ses aïeux, l'Europe n'eût jamais permis un pareil langage.
Source : Gallica

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