Résumé

Léon Philouze Le principe royaliste et les princes d'Orléans (1872)

L'orléanisme, royal encore par le sang, viole dans sa source l'autorité royale, détruit lui-même l'hérédité lorsqu'il est l'héritier. Pour précipiter un règne d'un jour, il porte une atteinte mortelle à l'hérédité. Et ce n'est pas seulement la stabilité de l'autorité qui est ébranlée par ce schisme, ce sont les garanties de toutes les libertés sociales qui sont compromises. Affaibli par le vice de son origine, l'orléanisme est impuissant a créer un vrai roi; il est impuissant à accepter celle plénitude de la vraie liberté qui est le programme du Roi.
Source : Gallica

Léon Philouze Le principe royaliste et les princes d'Orléans (1872)

A chaque heure de sa vie, chaque individu est sans doute libre et maître de ses actions-, mais est-ce à dire qu'il n'a pas le droit de se lier pour toute son existence par des contrats ou par des actes qui ont le caractère de créer, comme les contrats, un lien de droit? Le fils naît avec une liberté personnelle distincte de celle du père, et celle liberté est indépendante lorsqu'il arrive à la majorité, mais est-ce à dire qu'il ne soit pas lié même par les engagements contractés par ses pères, comme il reste armé des droits qu'il a recueillis dans leur patrimoine?
Source : Gallica

Léon Philouze Le principe royaliste et les princes d'Orléans (1872)

L'orléanisme, plus rapproché de la vraie royauté, est moins radical dans ses procédés, moins audacieux dans son usurpation du Pouvoir; mais il est par cela même plus dangereux ; c'est un schisme monarchique qui peut faire illusion à des esprits modérés, amis de la liberté et de l'ordre, plus préoccupés des intérêts qu'ils veulent conserver, des idées mobiles et des faits du jour, que de la vérité du droit et de la force immobile et supérieure des principes.
Source : Gallica

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