Résumé

F. Bernhard Réflexions sur quelques principes de droit public… (1815)

De deux sentimens entièrement opposés, il résulte, dès qu'ils sont en contact, une opinion générale, et l'esprit public n'est autre chose que cette opinion ; il ne peut exister nulle part où il n'y a pas une circulation perpétuelle d'idées. Ne soyons donc nullement étonnés si, dans le vaste empire de la Chine, le peuple n'a pas encore pensé à se donner une constitution : ce serait en vain que des écrivains philosophes lui auraient appris qu'il n'est pas né pour l'esclavage.
Source : Gallica

F. Bernhard Réflexions sur quelques principes de droit public… (1815)

Le peuple ne peut voter sur sa constitution qu'après avoir été éclairé par les discussions de ses représentans.
Si l'on admet que ce soit le chef de l'Etat qui présentera la constitution, il est certain qu'entouré de son conseil, il sera plus éclairé qu'un particulier sur la valeur des expressions qui lui ménagent la
faculté de s'emparer d'un plus vaste pouvoir que celui que la nation lui aurait accordé.
Source : Gallica

F. Bernhard Réflexions sur quelques principes de droit public… (1815)

Mais une armée qui a pour général le chef de J'Etat, qui reçoit de lui sa solde, qui reçoit de lui seul toutes les récompenses ; une armée dont les chefs ont cessé d'être fonctionnaires de la nation, parce que la simple volonté du maitre suffit pour leur enlever leur activité et leur traitement; une telle armée n'est plus nationale, et quels que soient ses exploits, il faut l'écarter de l'assemblée législative , parce qu'il est de son devoir et de son intérêt personnel de ne porter dans les délibérations que l'opinion de son chef, auquel elle a juré une obéissance aveugle.
Source : Gallica

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