Résumé

Réponse à quelques pamphlets contre la constitution… (1814)

Je ne sais point s'il est encore beaucoup de Français qu'un pareil langage ne révolte point ; mais j'ose dire qu'il est fait pour exciter l'indignation publique. Quoi ! l'on peut vouloir qu'un état comme la France n'ait point de constitution ! On osé, au dix-neuvième siècle, après vingt-cinq ans de révolution, et dix années de règne de Buonaparte, proposer à trente millions de Français de se livrer à un homme pieds et poings liés ; de se 'donner à lui sans réserve ; de se mettre sans pudeur , sans dignité , à sa discrétion !
Source : Gallica

Réponse à quelques pamphlets contre la constitution… (1814)

On ne supporte pas l'idée que les pouvoirs du roi soient limités ; on veut le rendre l'arbitre suprême de nos destinées ; à lui seul appartient le droit de faire des lois (3) ; c'est blasphémer que de dire qu'il est créé par la constitution : le roi est dit-on, il est celui qui est, comme le grand Dieu de l'écriture ; loin de devoir son existence à la constitution , la constitution , au contraire, doit être son ouvrage , et la nation ne peut recevoir que de lui son existence politique.
Source : Gallica

Réponse à quelques pamphlets contre la constitution… (1814)

Ils ne pourront manquer de voir que la monarchie avait déjà dégénéré à cette époque , que la nation commençait à trop sentir sa dignité et son indépendance , que le roi, la noblesse et le clergé n'avaient plus assez d'ascendant sur l'esprit public ; ils voudront, en conséquence , que le roi soit investi d'un pouvoir absolu , que les nobles et les prêtres recouvrent leur crédit et leurs richesses , que la féodalité renaisse et rentre dans tous ses droits
Source : Gallica

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