Résumé

Portrait de Alexandre Barginet Alexandre Barginet Sur Napoléon, ou Réponse aux journaux contre-révolutionnaires qui s'intitulent… (1821)

NAPOLEON.
QUAND un personnage auguste a donné d'honorables regrets à l'homme de la nation française, au plus grand génie des temps modernes, au vainqueur de l'Europe ; d'où vient que des voix serviles s'élévent encore parmi nous pour déverser l'outrage et la calomnie sur les mânes illustres, objet de la douleur des citoyens et des soldats ? Les hypocrites qui profanent sans cesse les mots de morale et de religion, sont trop familiers avec l'infâmie pour ne pas saisir l'occasion d'en mériter davantage.
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Barginet Alexandre Barginet Sur Napoléon, ou Réponse aux journaux contre-révolutionnaires qui s'intitulent… (1821)

L'esprit de conquête, cependant, peut être avantageux à un peuple qui veut être libre, et souvent il devient l'inévitable conséquence de sa constitution. C'est ainsi que les Romains n'ont cessé de combattre que pour être asservis. Mais il est un terme où doit s'arrêter cette dangereuse passion de dominer, la grande faute de Napoléon, et peut-être sa seule faute, c'est d'avoir trop essayé ses forces contre les mêmes ennemis, à qui il fallait des fers, quand on pouvait leur en imposer, et non des traités de paix, qui les mettaient à même de réparer leurs pertes, et de préparer leur vengeance.
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Barginet Alexandre Barginet Sur Napoléon, ou Réponse aux journaux contre-révolutionnaires qui s'intitulent… (1821)

Sous ce dernier rapport, je ne vois pas qu'il soit impossible d'aimer la liberté constitutionnelle, et de donner des regrets au héros de la France, à ce Napoléon que ses ennemis et ses concitoyens ont unanimement appelle le Grand ! C'est vainement que des écrivains égarés par l'esprit de parti cherchent à rendre criminelle cette douleur qui se nourrit de souvenirs sur le tombeau du vainqueur d'Austerlitz, ils ne parviendront pas à égarer le Gouvernement, ni à donner naissance à des rigueurs contre un peuple qui pleure sa gloire.
Source : Gallica

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