Résumé

Gabriel Rey Adresse aux deux Chambres et à la nation française… (1815)

La France n'a donc pas un intérêt suffisant pour courir les dangers d'une régence orageuse, qui pourrait entraîner le démembrement de la France, et à coup sûr la prolongation de la compétiture.
Je le répète donc, si vous cherchez véritablement le bien de la patrie, profitez d'une trop longue et trop récente expérience. Vous avez établi la liberté ; l'enthousiasme vous la promettoit durable ; le crime et la licence , au nom de la liberté, vous ont donné des gouvernemens sanguinaires.
Source : Gallica

Gabriel Rey Adresse aux deux Chambres et à la nation française… (1815)

Que ce prince, trompé, ait quelquefois pris de faussés mesures, c'est ce qui arrive à tous les princes, même aux plus grands génies , quoiqu'on ne songe pas toujours à leur en faire reproche. Mais il n'en est pas moins certain que Louis XVIII avoit, et je suppose qu'il a encore , la volonté invariable de faire le bien du peuple. Il en aura aussi le pouvoir, si, par une sage politique, les Chambres ne se mettent pas dans le cas de faire du Roi leur ennemi, et si elles le rappellent de suite dans son gouvernement
Source : Gallica

Gabriel Rey Adresse aux deux Chambres et à la nation française… (1815)

Mais, abstraction faite des crimes, volontaires dans les uns, involontaires et matériels dans les autres, la nation a-t-elle obtenu le prix de tant d'efforts sou tenus depuis 25 ans? Jusqu'ici , non : la somme des sacrifices l'emporte de beaucoup sur la somme des avantages, et ce qui est peut-être pis encore, c'est que la politique des Chambres n'est pas en harmonie avec l'intérêt bien entendu de la nation. On craint de heurter les opinions , de ramener la guerre civile, et cette crainte est sage
Source : Gallica

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