Résumé

Antoine Madrolle Considérations politiques sur le retour de Napoléon (1815)

Libre, cherchant la vérité seule, n'ayant d'autre intention que celle d'apprécier justement l'époque où nous nous trouvons, convaincu que Napoléon lui-même ne veut aujourd'hui , comme il n'a jamais voulu, que la paix et le bonheur de la France, j'ose lui dire sans crainte ici ce que sa présence ne saurait me faire taire, si j'avais à m'expliquer devant lui. Quand on n'a voulu dire que la vérité à un roi, sans avoir en même temps l'intention de le couvrir d'opprobre, ce roi n'a jamais pu se plaindre. Les princes sont nés pour le bonheur des sujets
Source : Gallica

Antoine Madrolle Considérations politiques sur le retour de Napoléon (1815)

La mer est la grande route des nations, pour m'expliquer selon un publiciste; elle doit être libre comme les nations et les hommes. La position insulaire de la Grande-Bretagne lui donne sans doute de grands avantages naturels sur les autres puissances; mais elle ne doit pas en profiter pour se les rendre tributaires. Son opilliàtreté sur ce point frappe le monde entier; elle a dit étonner l'homme qui rêvait la paix universelle. Mais ses moyens pour y parvenir consistaient à maîtriser lui-même tous les souverains et tous les peuples européens : ses moyens étaient donc injustes.
Source : Gallica

Antoine Madrolle Considérations politiques sur le retour de Napoléon (1815)

Elle se trouve avoir à choisir entre un prince ferme, instruit par d'inouis revers, qui manifeste le désir de faire connaître en réalité à la France la liberté constitutionnelle; et un roi toujours malheureux, qui, dans l'opinion de Napoléon lui-même , ne voulait et ne faisait personnellement que du bien, mais qui ne sut pas choisir des ministres aussi sages que lui. Pour conserver le premier, il faut toute la France en armes : pour oblenir le second, il faut souffrir les maux d'une invasion.
Source : Gallica

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