Antonin Debidour

Élements biographiques

Antonin Debidour,  Les chroniqueurs. Villehardoin… (1892)

“ Ce qui est l'oeuvre propre de Joinville, ce qui permet de le juger comme historien, c'est le milieu de son livre, c'est le tableau de ses six années de croisade, le récit de ce qu'il a fait, de ce qu'il a vu, de ce qu'il a pu apprendre de la bouche même du roi. Il n'a donné la pleine mesure de ses qualités et de ses défauts que dans cette partie de sa Chronique, qui est à tous égards la plus importante et de beaucoup.
Ce qui éclate à chaque ligne, hâtons-nous de le dire, c'est son absolue sincérité. Nous n'avons pas à faire à son égard les mêmes réserves qu'au sujet de Villehardouin.
”
Source : Gallica

Antonin Debidour,  Les chroniqueurs. Villehardoin… (1892)

“ Le vassal égoïste et couard qui fuit le combat et laisse son seigneur en peine lui paraît digne de tous les mépris. Mais le félon qui, au mépris des serments, s'arme contre son maître, le parjure qui porte la main sur son suzerain, mérite, à son sens, non seulement une éternelle infamie, mais un châtiment exemplaire. Il est hors la loi ; lui courir sus est légitime, et s'il tombe lui-même sous les coups de la trahison, il faut applaudir; c'est le jugement de Dieu. Si Villehardouin trouve Murzuphle indigne de pitié, c'est surtout parce qu'il a violé ses serments et fait périr son souverain. ”
Source : Gallica

Antonin Debidour,  Histoire de Duguesclin (1880)

“ La veuve de Clisson fit égorger toute une garnison française qu'elle avait surprise. Des deux côtés on se remit à tuer et à piller. Des bandes se formèrent qui, sous couleur de servir Blois ou Montfort, firent la guerre pour leur propre compte et rançonnèrent indistinctement amis et ennemis. C'est le temps où le Hollandais Croquart, les Anglais Robert Knolles et Hugh de Calverly, et tant d'autres aventuriers sans foi ni loi vinrent s'engraisser du sang de la Bretagne. ”
Source : Gallica

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