Pierre Terrail de Clisson

Définition et enjeux

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail,  La reine des barricades (2e éd… (1869)

“ Mon cousin de Guise sera venu et lui aura prouvé que le roi de Navarre a tort.
— Ainsi, dit Crillon, ce n'est point pour ramener le roi que Votre Majesté est venue ici?
•— J'avais juré à Charles IX de lui tenir ce langage. J'ai accompli ma tâche, mais sans espoir de succès.
— Je ne pense pas cependant, reprit Crillon, que Votre Majesté soit venue à Blois pour s'entendre avec le duc de Guise?
— Oh ! non.
— Ni avec la duchesse de Montpensier ?
— Hé! hé! ricana Henri, elle me hait de toute son âme; mais, vous le savez, chevalier, de la haine à l'amour il n'y a qu'un pas.
”
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail,  La Jeunesse du roi Henri. La Maîtresse du roi de Navarre… (1865)

“ M. de Nancey se glissa derrière Crillon : — Monsieur le duc, lui dit-il tout bas, vous jouez un jeu dangereux.
— Bah! fit le duc en se retournant, qu'en savezvous?
— René empoisonne les ducs tout comme les simples chevaliers.
— Eh bien, répondit Crillon avec son loyal sourire, conseillez-lui donc d'empoisonner M. de Paris; cela pourra lui être beaucoup plus profitable.
Pendant que Crillon et M. de Nancey échangeaient ces quelques mots à voix basse, le roi s'habillait.
— M. de Coarasse est-il venu? demanda Charles IX.
— Il est chez moi, Sire, répondit Pibrac.
”
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail,  La Jeunesse du roi Henri. La Maîtresse du roi de Navarre… (1865)

“ Deux Suisses se placèrent à côté de René. Crillon le poussa devant lui.
— Marche , drôle ! dit-il.
C'était la première fois qu'un seigneur de la cour traitait aussi cavalièrement le parfumeur, cet homme dont la faveur avait été si grande jusque-là que cha- cun tremblait de lui déplaire.
Il est vrai que celui qui lui parlait ainsi se nommait le brave Crillon et que la reine-mère ellemême comptait avec lui.
— Foi de Crillon! murmura le duc, c'est une vilaine besogne que le roi m'a donnée là; mais, puis-
que personne ne s'en voulait charger, je m'en suis chargé, moi.
”
Source : Gallica

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