Pierre Alexis Ponson du Terrail

Pierre Alexis Ponson du Terrail

Résumé

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail Le Forgeron de la Cour-Dieu, par Ponson Du Terrail… (1869)

Et tout en souriant, la comtesse trempait ses lèvres dans un gobelet rempli de vieux vin de Constance auquel la bohémienne avait mêlé un narcotique semblable à celui que le malheureux Blaisot avait absorbé à Paris, quelques jours auparavant.
Et il n'était pas encore huit heures du soir, que la comtesse, alourdie, ferma brusquement les yeux et s'endormit.
— Bon! murmura alors Toinon, elle ne fera pas de résistance au chevalier.
Alors la bohémienne traîna la comtesse endormie dans sa chambre, elle la prit à bras-le-corps et la posa sur son lit.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail Le Forgeron de la Cour-Dieu, par Ponson Du Terrail… (1869)

Une heure après, Toinon rentrait au château, tandis que le chevalier s'en allait par la forêt. La bohémienne était radieuse et murmurait :
— Le chevalier est un homme de quelque mérite, et certes il a le génie du mal, mais je crois que, cette fois, il ne sera pas de force avec moi.
Ces gentilshommes sont d'une outrecuidance!...
Je ne veux pas être Mm? des Mazures, je veux être mieux que cela... princesse, et avoir un palais à Venise!...
Par conséquent, je veux le coffret pour moi seule!
La comtesse dormait encore et nul, si ce n'est le jardinier, ne s'était aperçu de l'absence de Toinon
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail Le Forgeron de la Cour-Dieu, par Ponson Du Terrail… (1869)

DE LA COUR-DIEU 259
Le vieillard jeta un cri et tomba tout d'une pièce.
Alors Lucien ému, stupide, demeura un moment la bouche béante, les yeux hagards, épouvanté de sa victoire.
Puis, tout à coup obéissant à sa généreuse nature il eut comme une espérance de n'avoir point tué cet homme; et, s'emparant de la lanterne, il se courba sur le corps de son adversaire, qui respirait encore, mais qui venait de rendre une gorgée de sang.
Affolé, au désespoir, Lucien avait jeté son épée loin de lui ; il soulevait le vieillard sous ses bras ; il lui parlait, l'appelait, lui demandait pardon.
Source : Gallica

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