Pierre Alexis Ponson du Terrail

Pierre Alexis Ponson du Terrail

Résumé

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail Le Forgeron de la Cour-Dieu, par Ponson Du Terrail… (1869)

Prête-moi ton fusil. Pour tuer M. Lucien ?
— Oh ! non, pas lui... mais... le chevalier.
— Prends, dit froidement Jacques Brizou : ce sera toujours un méchant homme de moins.
Benoit n'eût pas fait de mal à une mouche quelques heures auparavant ; mais à présent il avait soif de vengeance, et il en voulait à la mort au chevalier.
Ce fut donc avec un frisson de joie et un violent battement de coeur qu'il s'empara du fusil. — Merci, Jacques, dit-il.
— Je vais toujours essayer de te suivre, dit le paysan, et j'arriverai à la Cour-Dieu tôt ou tard.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail Le Forgeron de la Cour-Dieu, par Ponson Du Terrail… (1869)

Et Mlle Aurore ne daigna même pas saluer son
cousin.
— Comme il vous plaira, ma cousine, dit Lucien.
Puis, s'adressant au piqueur :
— Toi, dit-il, couple tes chiens et rentre à Beaurepaire.
Sur ces derniers mots, le jeune gentilhomme salua, donna un coup d'éperon et s'éloigna au petit trot de son cheval, remontant vers la forêt et l'allée de la Femme-Morte.
Mlle Aurore le suivit des yeux. — Quand on pense, dit-elle avec un accent de haine dédaigneuse, que c'est là le mari qu'on rêvé;; pour moi... Jamais !
— Il n'y pense pas plus que vous, chère comtessse, ricana le chevalier.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail Le Forgeron de la Cour-Dieu, par Ponson Du Terrail… (1869)

C'était ce que voulait Mme des Mazures.
Un jour, elle prit son beau-frère à part et lui dit :
— Vous haïssez Gretchen?
— Autant que je l'ai aimée.
— Et le comte?
—Je l'abhorre !
— Voulez-vous être vengé?Eh bien! écoutez-moi. Le comte n'attend que la mort de la princesse pour épouser Gretchen.
Un éclair de rage passa dans les yeux du chevalier.
— Voulez-vous torturer Gretchen et réduire le comte au désespoir ?
— Que faut-il faire ?
Attendez encore. Vous êtes pauvre, la princesse est dix fois millionnaire. Elle dotera Gretchen de cent mille livres de rente. —Et je l'épouserai !
Source : Gallica

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