Alexandre Dumas,
Les Frères corses
(1845)
“ M. de Château-Renaud était étendu sur le sol, tué roide, sans avoir poussé un soupir, sans avoir fait un mouvement. Je m’approchai du cadavre, mû par cette invincible curiosité qui vous pousse à suivre jusqu’au bout une catastrophe ; la balle lui était entrée à la tempe, à l’endroit même qu’avait indiqué Lucien. Je courus à lui ; il était resté calme et immobile ; mais, en me voyant à sa portée, il laissa tomber son pistolet et se jeta dans mes bras. — Oh ! mon frère, mon pauvre frère ! s’écria-t-il. Et il éclata en sanglots. C’étaient les premières larmes que le jeune homme eût versées. ”
