Résumé

Jacques Replat Le sanglier de la forêt de Lonnes… (1876)

Dans cette lourde chute, les lacets du casque s'étaient rompus ; et pendant que le chevalier cherchait à se dégager, l'écuyer Franconis lui porta un coup d'épée vers la naissance du cou, au défaut du gorgerin ; le sang jaillit en abondance. Othon était étendu sans donner signe de vie ; deux fois Gérard avait levé son gantelet, comme pour en frapper le visage de sa victime ; mais deux fois il avait reculé. Franconis allait porter un second coup, quand Gérard, arrêtant son bras, s'écria : « Non ! s'il n'est pas mort, laissez-le vivre, « car ma soif de vengeance n'est pas encore éteinte ! »
Source : Gallica

Jacques Replat Le sanglier de la forêt de Lonnes… (1876)

Il réunissait tous les éléments de succès, car la haine aveugle d'un rival acharné pouvait lui servir de marchepied. Mais tandis que Gérard le poursuivait de ses calomnies, Othon ne répondait que par le mépris des forts aux attaques d'une haine incessante. Aucune pensée ambitieuse n'avait de prise sur cette âme fatiguée : gardant toute sa foi à l'élue de ses jeunes années, le monde n'avait pour lui aucun attachement; et il aurait cherché dans la paix du cloître l'oubli d'un amour défleuri d'espérance, si un intérêt de loyauté ne l'avait retenu à la cour du Comte Rouge.
Source : Gallica

Jacques Replat Le sanglier de la forêt de Lonnes… (1876)

Adieu! adieu ! au revoir dans cet autre « monde où toujours on aime ! »
La nuit commençait à descendre ; les amants s'étaient levés pour retourner au prieuré ; alors une ombre passa, suivie d'une autre ombre, sur la lisière du pré blanchi par les rayons de la lune qui venait de montrer son globe d'argent sur la pointe d'un sapin : ces deux ombres disparurent dans l'épaisseur des arbres.
— « J'ai bien peur ! » murmura Catherine, en appuyant sa tête pâle sur l'épaule de son ami.
— « C'est une étrange vision ! » dit le chevalier ; « il m'a semblé reconnaître l'écuyer de Gérard. »
Source : Gallica

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