Résumé

Pitre-Chevalier Jeanne de Montfort (époque guerrière… (1840)

LE DERNIER ASILE. 285
— Mieux vaut la gloire , et adieu la Bretagne ! se dit Jeanne de Montfort, — qui du moins ne se reprochera pas la perte de son fils , car au camp même la victoire le livrait aux Français !
— Qui m'aime, donc, meure avec moi ! crie sa voix sublime à ses pâles défenseurs.
— Qui vous aime, madame, mourra sans vous! répond une autre voix, que Jeanne seule croit reconnaître.
C'est le Ressuscité qui parle, et qui fait signe aux chevaliers de le suivre; il a trouvé, avec son compagnon, un moyen de sauver la comtesse !
Source : Gallica

Pitre-Chevalier Jeanne de Montfort (époque guerrière… (1840)

C'est vous, Jean de Normandie, fils de France, qui en serez roi un jour ; vous qui vous reprocherez amèrement la trahison de Nantes, monseigneur, quand vous aurez compris que, si la loyauté était exilée de la terre, on devrait la retrouver dans le coeur des rois! C'est vous, Charles de Blois, comte de Châtillon, vous qui conspirez du moins de bonne foi et qui croyez au droit de votre femme, mais vous qu'on à trompé à Rennes, à Conflans et ici, quand on vous a promis le duché de Jean III, qui ne ferait que passer par vos faibles mains pour arriver : à des mains plus puissantes!
Source : Gallica

Pitre-Chevalier Jeanne de Montfort (époque guerrière… (1840)

Sus ! sus à Jeanne de Montfort ! s'écrie le mari de Jeanne de Penthièvre, qui voit enfin la couronne de Bretagne assurée sur sa tête...
Et c'est alors que la comtesse s'aperçoit que le chemin de son camp lui est fermé !
Seule avec quelques chevaliers contre une armée entière, comment sortir de ce pas terrible ? La malheureuse a dû jouer la Bretagne et son fils ; et voilà en effet son fils et la Bretagne en jeu ! Se jeter à travers cet océan de lances et d'épées, c'est aller audevant d'une mort inévitable mais glorieuse !
Source : Gallica

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