Crieur public

Définition et enjeux

Marc de Vissac Un Conventionnel du Puy-de-Dôme… (1883)

Un crieur public a peut-être appris brutalement aux mères et aux épouses la fin de ceux qu'elles aimaient. Elles n'ont pu conserver comme une sainte relique du foyer ce lambeau de cœur détaché par l'agonisant !
II
Cependant l'heure du dénouement approchait. Le moment était venu où, dans cette longue succession d'idées contraires qui composent la Révolution, devait s'opérer une nouvelle et violente mutilation de la représentation nationale, •
Un immense filet d'accusation avait été déroulé autour des accusés par le comité de Sûreté générale.
Source : Gallica

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Quatrevingt-treize

Le crieur secoua l'affiche et le tambour battit un ban.
Le crieur reprit sa lecture:
—«... Les susnommés, en quelque lieu qu'ils soient saisis, et après l'identité constatée, seront immédiatement mis à mort.»
Il y eut un mouvement.
Le crieur poursuivit:
—«... Quiconque leur donnera asile ou aidera à leur évasion sera traduit en cour martiale, et mis à mort. Signé...»
Le silence devint profond.
—«... Signé: le délégué du Comité de salut public, CIMOURDAIN
—Un prêtre, dit un paysan.
—L'ancien curé de Parigné, dit un autre.
Un bourgeois ajouta:
—Turmeau et Cimourdain.
Source : Gutenberg

Portrait de Édouard Thierry Édouard Thierry Les voix de Paris : essai d'une histoire littéraire et musicale des cris populaires de la capitale… (1857)

Tantôt le crieur était libre : marchand, travailleur, mendiant même, il variait à son gré les formules destinées à exciter la convoitise, l'attention ou la pitié du passant. C'est dans cet état d'indépendance que la bruyante population des crieurs nous apparaîtra dès le XVIe siècle, et mieux encore à deux époques d'un intérêt considérable au point de vue du cri populaire, — la fin du XVIIIe siècle et le commencement du XIXe.
Source : Gallica

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