“ À cette heure nocturne où l’être appesanti S’abat sous le genou du sommeil qui le lie ? La volonté s’arrête et l’effort se suspend, La pensée est perdue et la douleur s’oublie ; Une torpeur magique au charme enveloppant Envahit cette chair gisante, ensevelie Dans le lin de la couche ainsi qu’en un cercueil. La lèvre est sous le sceau, l’oreille est sourde, et l’œil N’a que des visions d’ombre sous la paupière ; Hors le souffle élevant la poitrine et les seins, Le corps semble cloué dans le creux des coussins Avec cette inertie étrange de la pierre. ”
Ernest Dupuy
Résumé
“Les Parques”, est une œuvre de Ernest Dupuy. Des thèmes tels que l'infini, lécythos ou entrecoupe y sont abordés.
Citations de Les Parques (Ernest Dupuy)
“ S’attarde, s’alourdit, s’entrecoupe et se tait. Le regard, émoussé comme à l’heure première, Perd la fleur de la vie en perdant la lumière ; L’œil clos du nouveau-né jadis la redoutait, L’œil hagard du mourant la cherche évanouie ; Le monde extérieur s’efface avec l’ouïe ; Le cerveau se dérobe au poids qu’il supportait. ”
“ Puisqu’au dénombrement des trésors amassés Ce qu’on n’a pas s’accuse et ce qu’on a s’oublie ; Endure jusqu’au bout la blessure du bât, Frappe l’hydre et retourne à l’éternel combat, Comble l’urne sans fond qui n’est jamais remplie. ”
