Alfred Jarry,
La Peur chez l’Amour
“ La peur. — Oh ! ce mur, ce mur qui monte jusqu’au ciel et qui bouche l’espace ! L’amour. — Il y a, derrière, une armée qui attend des ordres pour me proclamer roi... ou me fusiller. Je l’ai fait bâtir afin de ne pas être troublé par la perspective. La peur. — On entend le bruit de l’Océan. L’amour. — C’est le vent dans l’allée, joint au passage des omnibus transatlantiques. La peur. — L’espion reflète des nuages qu’on ne peut pas apercevoir puisque le ciel est fermé. On dirait une âme de nègre qui rêverait de formes blanches. Je suis terrifiée par cet espion. ”
