Friedrich Nietzsche

Friedrich Nietzsche

Résumé

Portrait de Friedrich Nietzsche Friedrich Nietzsche La Société nouvelle

Viens, viens, vérité bien-aimée !
— Silence ! — C’est ma vérité ! — De ses yeux hésitants, — de toutes ses terreurs — vers moi se jette son regard, — aimable, méchant, un regard de jeune fille... — Elle a deviné le fond de mon bonheur, — elle m’a deviné, — ah ! à quoi pense-t-elle ? — Rouge épie un dragon — sous l’abîme de son regard de jeune fille.
— Silence ! Ma vérité parle !
Malheur à toi, Zarathustra ! — Tu as l’air d’un homme — qui a avalé de l’or : — on finira par t’ouvrir le ventre !...
Tu es trop riche, — tu gâtes trop de monde ! — tu fais trop d’envieux, — trop de pauvres...
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Portrait de Friedrich Nietzsche Friedrich Nietzsche La Société nouvelle

Pourquoi Zarathustra se glisse-t-il le long de la montagne ?
Méfiant, ulcéré, sombre, — il épie, — mais soudain, un éclair — brille, terrible, un coup — frappant de l’abîme vers le ciel : — de la montagne elle-même se secouent — les entrailles...
Où la haine et le rayon de l’éclair — se sont unis, une malédiction, — sur les montagnes demeure maintenant la colère de Zarathustra ; — comme un orage menaçant il se glisse dans son chemin.
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Portrait de Friedrich Nietzsche Friedrich Nietzsche La Société nouvelle

Tu te sacrifies, ta richesse te torture, — tu te fatigues à donner, — tu ne te ménages pas, tu ne t’aimes pas : — la grande torture te domine toujours, — la torture des granges débordantes, du cœur débordant. — Mais personne ne te remercie..
Tu dois devenir plus pauvre, — ô sage sans sagesse, — si tu veux être aimé. — On n’aime que les souffrants, — on ne donne d’amour qu’aux affamés... — Donne-toi d’abord toi-même, Zarathustra !
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