Paul Delair

Résumé

Paul Delair La Découverte

Ils l’aiment, la sorcière, et dans les vagues bleues
L’infini leur fait les yeux doux !
L’homme entendra toujours l’appel des grandes choses.
Ce siècle à présent marche à des apothéoses
Qui se feront — ; non sans combats !
Mais sur les vieux destins la science est lancée,
Et ces murs de prison sous l’ardente poussée
Voleront bientôt en éclats !
Oh ! surmontant la guerre, et la nuit et l’angoisse.
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Paul Delair La Découverte

Sur le soleil, le soir, tirant ses plis d’écume,
La mer, c’était le grand cercueil ;
De l’ordre de Dieu même elle gourmandait l’homme :
« Arrête ! quel que soit le nom dont on te nomme,
« Beau roi, brise ici ton orgueil !
« Tu n’iras pas plus loin, si ce n’est dans la tombe. »
Ô mer ! ce n’est jamais pour longtemps qu’il succombe.
L’audace est le génie humain.
Mer, ce géant reprend haleine en toute chute,
Et l’obstacle d’hier, pour l’éternelle lutte,
Il s’en fait une arme demain !
Qui regarde longtemps l’abîme y veut descendre.
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Paul Delair La Découverte

Qui s’en vont par l’écume et les glaces livides
Attaquer les monstres du Nord,
Qui cherchent la baleine, un harpon sur l’épaule
Et s’il en manque au Nord, passent à l’autre pôle
Comme de tribord à bâbord !
Ils en sont, ces grands cœurs, ces pilotes refuges,
Les nobles sauveteurs, oiseaux blancs des déluges,
Éternels affronteurs des vents,
Qui font sortir leur âme à l’heure où l’âme tremble,
Qui disent au tonnerre : « Eh bien ! partons ensemble ! »
Guides héros, fanaux vivants !
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