Gérard de Nerval

Gérard de Nerval

Résumé

Portrait de Gérard de Nerval Gérard de Nerval Les Chimères et les Cydalises (1897)

Aimez qui vous aima du berceau dans la bière ; Celle que j'aimai seul m'aime encor tendrement : C'est la mort — ou la morte... O délice ! ô tourment ! La Rose qu'elle tient, c'est la Rose trèmière.
38
Sainte napolitaine aux mains pleines de feux, Rose au coeur violet, fleur de sainte Gudule : As-tu trouvé ta croix dans le désert des cieux ?
Roses blanches, tombez ! vous insultez nos dieux : Tombez, fantômes blancs, de votre ciel qui brûle : — La sainte de l'abîme est plus sainte à mes yeux !
Source : Gallica

Portrait de Gérard de Nerval Gérard de Nerval Les Chimères et les Cydalises (1897)

Tout est mort ! J'ai parcouru les mondes ; Et j'ai perdu mon vol dans leurs chemins lactés, Aussi loin que la vie, en ses veines fécondes, Répand des sables d'or et des flots argentés :
Partout le sol désert côtoyé par des ondes, Des tourbillons confus d'océans agités... Un souffle vague émeut les sphères vagabondes, Mais nul esprit n'existe en ces immensités.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature