Aloysius Bertrand, Les Poètes du terroir
“ Peu après la disparition de cette feuille, Aloysius Bertrand vint à Paris et fréquenta le salon de l’Arsenal. C’était alors, selon Sainte-Beuve, « un grand et maigre jeune homme de vingt et un ans, au teint jaune et brun, aux petits yeux noirs tres vifs, à la physionomie narquoise et fine sans doute, un peu chafouine peut-être, au long rire silencieux. » « Ses allures gauches, ajoute Victor Pavie, sa mise incorrecte et naïve, son défaut d’équilibre et d’aplomb, trahissaient l’échappé de sa province. On devinait le poète au feu mal contenu de ses regards errants et timides... » ”
