Aloysius Bertrand

Résumé

Aloysius Bertrand Les Poètes du terroir

Peu après la disparition de cette feuille, Aloysius Bertrand vint à Paris et fréquenta le salon de l’Arsenal. C’était alors, selon Sainte-Beuve, « un grand et maigre jeune homme de vingt et un ans, au teint jaune et brun, aux petits yeux noirs tres vifs, à la physionomie narquoise et fine sans doute, un peu chafouine peut-être, au long rire silencieux. »
« Ses allures gauches, ajoute Victor Pavie, sa mise incorrecte et naïve, son défaut d’équilibre et d’aplomb, trahissaient l’échappé de sa province. On devinait le poète au feu mal contenu de ses regards errants et timides... »
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Aloysius Bertrand Les Poètes du terroir

Désert qui n’entend plus la voix de Jean-Baptiste ! Désert que n’habitent plus ni les ermites ni les colombes !
Ainsi mon âme est une solitude où, sur le bord de l’abîme, une main à la vie et l’autre à la mort, je pousse un sanglot désole.
Le poète est comme la giroflée qui s’attache, frêle et odorante, au granit, et demande moins de terre que de soleil.
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Aloysius Bertrand Les Poètes du terroir

Bibliographie. — Aug. Petit, Louis Bertrand, etc., Grenoble, Prudhomme, 1865, gr. in-8o. — Henri Chabeuf, Louis Bertrand et le romantisme à Dijon. Dijon, Darantière, 1889, in-8o. — Léon Séché, Les Derniers Jours d’Aloysius Bertrand (doc. inédits) . Les Annales romantiques, nov.-déc. 1905. — André Pavie, Sainte-Beuve et Aloysius Bertrand, Revue des Études histor., mai-juin 1908.
BALLADE
Ô Dijon, la fille
Des glorieux ducs,
Qui portes béquille
Dans tes ans caducs
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