Remy de Gourmont,
Béatrice, Dante et Platon
“ Celui qui s’est avancé jusque là par une contemplation progressive et bien conduite, parvenu au dernier degré, verra tout à coup apparaître à ses regards une beauté merveilleuse, celle, dit Socrate [4] , qui est le but de tous les travaux précédents, beauté éternelle, non engendrée et non périssable. Donc, le vrai chemin, c’est de commencer par les beautés d’ici-bas et, les yeux attachés sur la beauté suprême, de s’y élever sans cesse en passant par tous les degrés de l’échelle. Ô mon cher Socrate, ce qui peut donner du prix à cette vie, c’est le spectacle de la beauté éternelle. ”
