Ed. Sicabaig, Le tueur d'ours : histoire de Bergé… (1864)
“ A droite se dresse un pic uni comme une glace et haut comme un titan ; à gauche, l'abîme, le précipice béant, roulant au profond du ravin un torrent tumultueux au bruit caverneux et lugubre : c'est ce sentier que l'ours avait pris. Malheur à l'être humain qui s'aventure sur cette route aérienne, sur ce sentier suspendu. Si son pied n'est pas sûr, si son jarret n'est pas d'acier, si sa tête ne résiste pas au vertige, il est perdu. L'intrépide Bergé arme sa carabine et preste comme un isard, il court se placer sur le sentier, à vingt pas à peine, barrant le passage à son ennemi. ”
