Résumé

Ed. Sicabaig Le tueur d'ours : histoire de Bergé… (1864)

A droite se dresse un pic uni comme une glace et haut comme un titan ; à gauche, l'abîme, le précipice béant, roulant au profond du ravin un torrent tumultueux au bruit caverneux et lugubre : c'est ce sentier que l'ours avait pris. Malheur à l'être humain qui s'aventure sur cette route aérienne, sur ce sentier suspendu. Si son pied n'est pas sûr, si son jarret n'est pas d'acier, si sa tête ne résiste pas au vertige, il est perdu.
L'intrépide Bergé arme sa carabine et preste comme un isard, il court se placer sur le sentier, à vingt pas à peine, barrant le passage à son ennemi.
Source : Gallica

Ed. Sicabaig Le tueur d'ours : histoire de Bergé… (1864)

L'ours couvert de sang et fou de douleur, enfonce ses griffes dans les flancs de Bergé. Celui-ci, de force herculéenne, aussi velu presque que son terrible ennemi, l'étreint le presse à son tour. Les griffes acérées lui déchirent les chairs, mais intrépide et sentant son ennemi faiblir, il saisit sa ganibetta et la lui plonge, lame et bois, dans le coeur; puis un nuage de sang obcurcit sa vue; il s'affaisse et perd tout sentiment. Blessés, mourants, enlacés l'un à l'autre, ils roulent, roulent à travers l'abîme et vont se perdre dans le gouffre profond.
Source : Gallica

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