Résumé

Anatole Coriolan La chasse au poste : simple récit en vers (1842)

A la fin tout est prêt: par ses soins vigilants Les convives auront des oiseaux excellents.
Il se rend au salon, tout le monde s'empresse De le complimenter d'abord sur son adresse ; Mais le rôti paraît : une agréable odeur Enivre l'odorat et réjouit le cœur.
On sert, et le gibier à la ronde circule. Tous ont de l'appétit, personne ne recule ; L'on ne dit rien d'abord , et les heureux gourmets Se recardant entre eux, savourent à longs traits, Et, pour mieux déguster, ne mangent pas si vite.
— Vous êtes bon chasseur, je vous en félicite.
Source : Gallica

Anatole Coriolan La chasse au poste : simple récit en vers (1842)

Jaloux de posséder quelqu'un de ces oiseaux Chaque amateur accourt, vole, se précipite, Heureux, cent fois heureux ceux qui vont le plus vite.
A peine arrivent-ils : — Combien en voulez-vous ?
- Cent sous la grive.-'—A moi, tenez, voilà cent sous.— Tout le monde s'agite et veut en avoir une ; Mais eux, se dérobant à la foule importune,
Vont mettre en sûreté, joyeux et triomphants, Ce trésor désiré qui ne vaut que cinq francs.
Source : Gallica

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