Maurice Rollinat

Maurice Rollinat

Résumé

Portrait de Maurice Rollinat Maurice Rollinat Choix de poésies

La précieuse enfant que tout son corps adore,
La sainte enfant que les anges nomment Lenore ?
Le corbeau gémit : « Jamais plus ! »
Alors, séparons-nous ! puisqu’il en est ainsi,
Hurlai-je en me dressant ! rentre aux enfers ! replonge
Dans la tempête affreuse ! Oh ! pars ! ne laisse ici,
Pas une seule plume évoquant ton mensonge !
Monstre ! fuis pour toujours mon gîte inviolé,
Désaccroche ton bec de mon cœur désolé !
Va-t-en ! bête maudite, et que ton spectre sorte
Et soit précipité loin, bien loin de ma porte !
Le corbeau râla : « Jamais plus ! »
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Portrait de Maurice Rollinat Maurice Rollinat Choix de poésies

Qu’il se jucha tout juste au-dessus de ma porte...
Il s’installa, puis rien de plus !
Et comme il induisait mon pauvre cœur amer
À sourire, l’oiseau de si mauvais augure,
Par l’âpre gravité de sa pose et par l’air
Profondément rigide empreint sur sa figure,
Alors, me décidant à parler le premier :
« Tu n’es pas un poltron, bien que sans nul cimier
Sur la tête, lui dis-je, ô rôdeur des ténèbres,
Comment t’appelle-t-on sur les rives funèbres ? »
L’oiseau répondit : « Jamais plus ! »
Source : Wikisource

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