Paul Delair

Élements biographiques

Paul Delair L'Eloge d'Alexandre Dumas, par Paul Delair… (1872)

C'est ici — car la tombe au génie est mal close —
Que son âme revient sous le ciel éclair ci.
Et que se font les dieux, car le peuple est ici!
Moi, j'ai sculpté, gonflé d'une ivresse profonde, Cette tête d'Atlas, propre à porter un monde... Je vous convoque, vous, fils de cet inventeur, Types vivants jaillis de ce front créateur, Vous, belles, vous, esprits, vous, démons, vous, génies; Dieux du drame et de l'art ! Puissances! Harmonies ! Héros qu'il a chantés, Grâces qu'il célébra, Je l'ai mis sur l'autel... Qui le couronnera ?
Source : Gallica

Paul Delair L’Éloge d’Alexandre Dumas

Qui rit et les dédaigne, il dédaigne nos gloires,
Il n’est Français de cœur, il n’aime et ne sent point...
Porthos ! je le dévoue à votre coup de poing !
Donc, poëme ou roman, de quel nom qu’on ne nomme,
C’est-moi qui suis l’enfant terrible du grand homme ;
Je le couronne, avec ce cri sacramentel :
L’éternel D’Artagnan à son père immortel !
Il se tourne vers l’estrade ; aussitôt, par la coulisse de gauche, entre un vieil homme, mis comme un pauvre paysan, le Roman populaire, sous les traits du Père La Ruine.
Source : Wikisource

Paul Delair L'Eloge d'Alexandre Dumas, par Paul Delair… (1872)

L'intrigue court avec son fil d'or; on se joue, On s'adore, on se dupe, on se cherche, on sefuit ; Parfois il brille un pleur sur le fard d'une joue, Et des imbroglios chuchotent dans la nuit.
Défis, duels, rendez-vous ! On s'insulte, on se raille; Mais on est gentilhomme et jusque dans la mort ! C'est le coeur et l'esprit qui se livrent bataille, Et, malgré tant d'esprit, l'esprit a toujours tort!
Certes, l'époque était corrompue et frappée De vertige! Après eux le déluge! — Mais quoi! S'il fallait du fourreau déshabiller l'épée, En sortant du boudoir, on trouvait Fontenoy!
Source : Gallica

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