Pierre Harispe, Les poèmes de la guerre (1915)
“ « Je veux partir, maman, et suivre les soldats. » S'écria-t-il tout pâle en élevant ses bras. Et d'un baiser tremblant, il embrassa sa mère. Il lui fit ses adieux comme un héros d'Homère, Tout fier, se raidissant, et sans verser un pleur, Pour montrer à quel point il dominait son cœur. Dans les premiers moments il offre ses services. Il va de rang en rang, comme font les novices ; Aide aux plus fatigués, allège leur fardeau, Et s'avance tout droit un fusil sur le dos. ”
