Louis-Théodore Juge

Élements biographiques

Louis-Théodore Juge La bataille de Waterloo : fragment historique lu au banquet de la fête d'ordre d'hiver de la loge de la Clémente amitié… (1839)

Napoléon a suivi le mouvement; son œil est calme tout à la fois et terrible, c'est le regard de l'aigle. Semblable à la colère céleste , il s'avance : malheur au téméraire qui affronte la tempête, il tombe comme un frêle roseau sous les fureurs des autans. Le noble coursier qui le porte frémit sous son vaillant cavalier, et l'entraîne au plus fort du combat.
En vain l'ennemi résiste-t-il encore, ses bataillons sont bientôt enfoncés, et, bien avant
que le soleil ait parcouru la moitié de sa carrière , le héros est entré vainqueur aux murs de Charleroi.
Source : Gallica

Louis-Théodore Juge La bataille de Waterloo : fragment historique lu au banquet de la fête d'ordre d'hiver de la loge de la Clémente amitié… (1839)

Vivant, s'il s'est couvert de honte à ton égard , mort, il t'a proclamé le héros du siècle ; ainsi va le monde , ainsi les nations qui n'obéissent qu'à leur seul intérêt. -
L'Europe n'a pas oublié ta valeur, ta rare prudence, ni ce regard de l'aigle qui fixait la victoire ; elle leur rend hommage.
Déjà j'ai vu ta statue replacée sur le bronze
arraché par la victoire à tes ennemis vaincus , et bientôt viendra, je l'espère , le jour où tes cendres, rendues à la France, reposeront sous la colonne qui rappelle à nos cœurs les beaux jours de ta gloire.
Source : Gallica

Louis-Théodore Juge La bataille de Waterloo : fragment historique lu au banquet de la fête d'ordre d'hiver de la loge de la Clémente amitié… (1839)

Onze fois la terre avait parcouru sa course annuelle autour du disque de feu qui éclaire tous les mondes, onze fois Flore et Pomone avaient répandu sur notre globe leurs présents les plus suaves, depuis que le héros qui arracha la France aux horreurs de l'anarchie révolutionnaire avait reçu pour récompense et la pourpre des Césars et la couronne im-
périale , quand se fit entendre le canon de Waterloo.
La France avait depuis marché de victoire en victoire. L'Europe tout entière contre nous coalisée n'avait compté nos batailles que par ses désastres.
Source : Gallica

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